Peaufiner votre offre et fixer le juste prix

Les métiers du conseil connaissent le plus souvent une forte concurrence, aussi est-il préférable de se spécialiser. Partir sur les bases du métier que vous exercez en tant que salarié vous aide évidemment à démarrer en suscitant la confiance. Effectuer vos premières missions pour des honoraires réduits – mais pas trop –  auprès d’une clientèle prestigieuse en échange de références peut vous offrir de belles opportunités pour asseoir votre notoriété. Ne fermez aucune porte ! Veillez aussi à fixer un niveau d’honoraires juste, c’est-à-dire en adéquation avec les tarifs pratiqués, votre valeur sur le marché et le positionnement que vous adoptez.  Attention, de nombreux nouveaux consultants cassent les prix, par manque de confiance ou envie de signer un contrat coûte que coûte, ce qui est une erreur, car il est difficile – voire impossible – de les revoir à la hausse par la suite. Par ailleurs, vous perdez en professionnalisme aux yeux de vos prospects / clients, qui voient alors en vous un consultant inexpérimenté ou à faible valeur ajoutée.
lecture connexe  Un bon cadre n’est pas forcément un bon consultant, et inversement

Anticiper votre budget et préparer des tableaux de bord

Le métier du conseil connaît souvent des débuts difficiles, le temps de gagner suffisamment de clients pour équilibrer votre affaire et dégager une rentabilité. Si vous êtes indemnisé à Pôle Emploi, vous pouvez compter sur un coup de pouce grâce à vos allocations de retour à l’emploi, sous forme de maintien partiel (versement mensuel au prorata de votre rémunération, dans la limite de vos droits restants) ou sous forme de capitalisation (45 % de vos droits restants versés en deux sommes, soit 22.5 % à la création de votre entreprise et 22.5 % six mois plus tard). Dans tous les cas, vous devez budgéter votre avenir et convertir votre épargne personnelle en délai maximum au-delà duquel vous jetterez l’éponge si vous ne gagnez pas suffisamment. La gestion de votre affaire est un challenge. Aussi prévoyez de réaliser un prévisionnel financier pour calculer votre seuil de rentabilité, soit le minimum de chiffre d’affaires à réaliser pour ne pas perdre d’argent, puis pour vous rémunérer. La conversion de ce chiffre en temps de travail, en nombre de prospects à rencontrer, en nombre de signatures à obtenir avec des clients… vous donne une approche fiable des objectifs concrets que vous devez viser.
De même, préparez des tableaux de bord de suivi de la trésorerie, en tant que consultant indépendant, vous risquez de connaître des fluctuations saisonnières d’activité, comme les mois d’été lorsque les clients sont en vacances. Vous devrez jongler avec l’argent et le temps, entre les périodes de forte pression où vous serez « surbooké » et les moments calmes.
Lecture connexe  Consultant : un métier paradoxal plein d’avenir

Choisir le bon statut juridique

Le thème du statut juridique s’impose à tout créateur d’entreprise, avec l’objectif  d’identifier la forme juridique la plus à même de protéger votre patrimoine personnel tout en optimisant votre fiscalité, votre régime social, vos obligations comptables et administratives. Comme beaucoup, vous pouvez démarrer sous le régime de l’auto-entreprise pour sa simplicité de fonctionnement (déclaration mensuelle, méthode de calcul des cotisations sociales et obligations comptables ultra simplifiées), ce choix est judicieux si vous avez peu d’investissements au démarrage et peu de frais de structure car ce statut rend impossible la protection de votre patrimoine personnel et la déduction des charges liées à votre activité. De plus, une auto-entreprise bénéficie d’une image moins valorisante qu’une société qui rassure comme une structure conséquente et professionnelle.
Enfin, ne vous précipitez pas dans la création de votre affaire ! Prenez le temps de préparer vos outils de communication, et notamment un site ou un blog pour exister sur le web et commencer votre référencement dans Google,  votre organisation, votre présence actualisée en tant que consultant dans les réseaux sociaux, la prospection d’un premier client… L’immatriculation engendre des frais et des conséquences en matière sociale et fiscale (changement de régime et, dans certains cas, versement d’un forfait minimum de cotisations, re-calcul des indemnités chômage…). Mieux vaut vous faire accompagner par un expert-comptable ou intégrer un réseau de conseil en entrepreneuriat pour faire le point avant de vous lancer.
lecture recommandée  Création d’entreprise : règles d’or pour choisir le meilleur statut

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.