Créatif même pour recruter

Dès le départ, il choisit les collaborateurs qui vont construire avec lui l’empire Apple. L’histoire commence au fond de son garage en 1976. Avec un ami de jeunesse, il crée ce qui va devenir l’une des marques les plus puissantes du monde. Et déclenche du même coup la troisième révolution industrielle, celle des technologies de l’information. Viré de sa propre entreprise, il revient 12 ans plus tard pour sauver Apple au bord de la faillite. Et faire mieux. Les 10 années suivantes, il révolutionne quatre industries : informatique, musique, télécommunication et loisirs. Il crée des objets innovants et uniques. Son génie créatif va au-delà de la conception et du design de ses produits. Avec son côté perfectionniste il choisit son équipe. Steve Jobs nous laisse des leçons en matière de recrutement et de fidélisation des collaborateurs. Voici les actions phares qu’appliquait Steve Jobs pour ses recrutements

Recrutez tout sauf un CV

« Quand vous êtes dans une start-up, les 10 premières personnes que vous recrutez déterminent la réussite ou non de votre entreprise » dit Steve Jobs. Contrairement à certains patrons qui cernent mal leur besoin, il a toujours une idée claire et nette de son besoin. Sans pour autant être rigide et fermé. Dans tous les cas le diplôme ne fait pas tout. Même si un collaborateur n’a pas toutes les compétences requises, il recrute une personne chez laquelle il remarque « l’étincelle ». Apple se différencie aussi comme cela de ses concurrents. Le talent, la passion et le flair sont plus importants que le parcours universitaire bien éloigné des nouvelles technologies. Pour lui le CV dit resume en anglais ne résume pas grand-chose.

Recrutez du charisme et du talent

Si vous engagez des cadres gentils, vous aurez des résultats gentils. Steve Jobs au-delà du CV et du look, recrute du charisme et du talent. Aujourd’hui, l’innovation fait peur, les managers sécurisent leurs choix sur le diplôme et le cursus des candidats. Ils misent plus sur le passé que sur l’avenir. Son ouverture d’esprit en matière de recrutement était en plus moins onéreuse. Comme pour l’innovation, le recrutement n’a rien à voir avec l’argent investi. Il ne s’agit pas d’argent mais d’état d’esprit et d’implication.

Vendez du rêve aux candidats

Les talents de demain sont des étudiants d’aujourd’hui. Steve Jobs l’a compris. Il allait dans les écoles de commerce et d’ingénieurs dénicher la perle rare. Mike Murray, étudiant à Stanford est devenu responsable marketing pour les Mac après avoir écouté Steve Job qui parlait de changer le monde avec les ordinateurs particuliers. Faire partie de l’aventure aimantait les talents. Concurrence pour concurrence, il allait chercher les talents directement dans les entreprises concurrentes en leur vendant du rêve.

Recrutez seulement les meilleurs

Il ne recrutait que les « meilleurs », une vision toujours bien ancrée dans la culture d’Apple. Pour lui, un recrutement dépend de l’état d’esprit du dirigeant, et pour recruter les meilleurs, il faut déjà être le meilleur. Cela va au-delà du recrutement, dans la manière de fidéliser les meilleurs talents, en construisant un environnement qui leur donne le sentiment d’être entourés d’autres talents.

Croisez les avis des collaborateurs

Il accordait sa confiance à ses collaborateurs pour le choix d’un nouveau collaborateur. La source du recrutement venait d’eux. Les cadres intelligents préfèrent généralement la compagnie de personnalités intelligentes. Il leur demandait de recommander une personne de leur réseau professionnel. Steve Jobs pratiquait le recrutement collaboratif. Chaque candidat s’entretenait alors avec au moins une dizaine de personnes de domaines différents de l’entreprise. Pas seulement celui où il devait travailler. Dans la culture Apple, les salariés ont leur mot à dire et peuvent s’opposer directement au recrutement d’un candidat.

L’entretien doit être ludique

Dernier conseil sur la stratégie de recrutement de Steve Jobs : l’entretien de recrutement doit être un jeu pour chercher à révéler la vraie personnalité du candidat. Poser des questions originales, surprenantes, voire farfelues permet de détecter ce qui le passionne vraiment. Steve Jobs laisse un entreprise mondiale empire, et idées phares en marketing, en communication et aussi en recrutement que les entreprises appliquent toujours aujourd’hui dans la Silicon Valley, et dans monde entier.