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Reprendre une affaire : bien vous renseigner avant de vous décider

C’est décidé, vous changez de statut, de cadre salarié dans une entreprise vous allez devenir patron de votre affaire, vous avez repéré une affaire à reprendre qui vous tente. Avant de signer, vous avez à vous informer sur sa santé financière, et en fait sur tout ce qui la concerne. Focus sur les précautions à prendre avant de vous décider.

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Les statuts en premier

Un certain nombre de bases de données et de sites d’information sur plus de huit millions d’entreprises et 2 millions de dirigeants que compte notre pays, qui vous permet de consultez le bilan des entreprises . En premier lieu, prenez connaissance des statuts de l’entreprise qui définissent les droits et obligations liant les associés à l’égard des tiers. Grâce aux statuts vous allez découvrir les caractéristiques générales de l’entreprise comme sa forme juridique, ou sa durée…, son capital social et sa répartition ainsi que les modalités de cessions…et l’identité des associés. Ne pas oublier de contrôler au  greffe du Tribunal de commerce et sur Infogreffe les éventuels actes de modification et l’actualisation des derniers statuts.

Evaluer correctement
l’entreprise à reprendre

Avant de signer, vous devez bien évaluer l’affaire, vous assurez de la qualité et la pérennité de sa clientèle, de la véracité des éléments du fonds de commerce, le stock…, et rester vigilent sur l’image de cette entreprise et sa notoriété qui peut être écornée chez certains clients sans que cela se sache encore.  Vous avez mille questions à vous poser sur le contexte de cette opération. Il est toujours bon et intéressant de savoir les raisons qui amènent l’actuel propriétaire à céder son affaire.

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Mesurer les atouts
et le potentiel de l’entreprise

Outre la santé financière des entreprises  que vous devez  contrôler,  il vous faut savoir le maximum sur la vie de cette affaire, le turnover du personnel, la nature des conflits qui ont éclaté, la qualité des outils et du matériel, si vous aurez  des investissements à faire à court terme, vous regarderez aussi de près comment cette entreprise se positionne sur son marché et sa capacité  à se développer dans les années à venir.

Analyser tous les documents
de l’entreprise

Consulter les bilans des entreprises que vous ciblez est primordial, les consulter mais surtout en éplucher tous les chiffres, pour y détecter les créances recouvrables, la nature des dettes, et création de valeur, et la rentabilité sur plusieurs années. Vous vérifierez éventuellement aussi les caractéristiques du bail commercial, les contrats de travail, de location de matériel et véhicules…

Bien calculer
votre prise de risque

Si tout vous parait correct et honnête, il vous reste encore à consulter l’état des sociétés en redressement judiciaire. Reprendre une affaire est moins risqué que créer votre entreprise car dès le départ vous connaissez  tous les éléments déterminants comme la  clientèle, les locaux, le matériel, la trésorerie, l’équipe… En plus vous pouvez acquérir une entreprise sous diverses formes,  comme  la reprise d’un fonds de commerce, la location gérance agrémentée d’une promesse de vente une fois que vous êtes fait une idée, ou aussi le  rachat de titres… Dans tous les cas, vous allez passer par la signature d’un protocole d’accord qui comporte des clauses très importantes telles que la clause de garantie d’actif et de passif, qui vous garantie  la réalité des éléments comptables qui ont permis la valorisation de l’opération.

L’excédent brut d’exploitation,
indicateur de référence

Ne vous laissez pas séduire par un chiffre d’affaires en croissance d’année en année, ou la marge qui est supérieur à celle  pratiquée dans le même secteur, ou encore un bénéfice très convaincant, concentrez-vous sur l’excédent brut d’exploitation (EBE), en fait c’est l’indicateur de référence de la santé de l’entreprise que vous envisagez de reprendre. L’EBE correspond aux ressources dégagées par l’entreprise pour rémunérer les capitaux engagés (capitaux propres et emprunts), maintenir les investissements (amortissements) et payer l’impôt sur les bénéfices. Les experts considèrent que la valeur moyenne d’une entreprise correspond à 4 à 6 fois son excédent brut d’exploitation. 

Un audit social pour calculer
le passif social

Selon le Code du travail (article L. 122-12), en tant que repreneur vous devez poursuivre les contrats de travail en cours, par conséquent exécuter les clauses des contrats de travail en cours des salariés.  Attention, cela peut vous coûter
cher si par exemple des indemnités de départ à la retraite élevée ont été arrêtées avec certains salariés,  des heures supplémentaires à payer, des primes d’ancienneté… Mieux vaut rester prudent et fait évaluer le montant de ce  passif social avant de vous engager, et pour être complètement sûr faire un audit social qui peut être réalisé par un avocat ou un expert-comptable.

Les sites recommandés
www.reprise-entreprise.oseo.fr, destiné aux repreneurs, il offre plus de 40 000 annonces par région et activité.
www.bnoa.net,  site du réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat dédié à la transmission des entreprises artisanales. www.transcommerce.com, 10 000 offres classées par Région, secteur d’activité, prix et mots-clés.
www.infogreffe.fr

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