Le créateur est son propre patron

Il ne faut pas croire que le fondateur est le patron de toute organisation, c’est même un contre vérité. Il doit reporter toujours à quelqu’un, à conseil d’administration s’il a des associés, à des investisseurs qui attend de lui une rentabilité de leur argent, et surtout à ses clients qui exigent la qualité. Après tout, malgré toute votre bonne volonté, ce n’est pas vous qui maintenez l’entreprise en vie et en pleine santé, ce sont vos clients qui décident de vous garder ou de vous congédier.
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Le créateur doit tout faire dans les premiers jours

De nombreux créateurs estiment ne pas disposer de suffisamment de temps pour s’impliquer intensément dans la relation client ou le marketing. En revanche ils passent des heures chaque semaine à planifier leurs actions, à calculer leurs prévisions de vente et à revoir les tableaux de bord. Evitez cet écueil, surtout si vous ne disposez pas de beaucoup d’argent, vous avez intérêt à investir massivement votre temps dans le développement de la clientèle, plutôt que de vous abriter dans l’étude de votre business plan. Votre réussite réside dans votre talent à savoir déléguer les fonctions support et à vous investir dans les actions stratégiques.
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C’est le meilleur moyen de devenir riche

Souvent une obsession du grand public et surtout de certains jeunes entrepreneurs. Si votre principale motivation pour démarrer votre entreprise est de parvenir à « l’indépendance financière. », vous allez au devant de grandes désillusions. Il existe des moyens beaucoup plus fiables et moins risqués d’y arriver. Par exemple, investir sur vous-même en apprenant une nouvelle compétence très recherchée, construire un réseau puissant pour l’exploiter et trouver un emploi bien rémunéré… vous serez beaucoup plus sur la voie d’une certaine liberté financière que la plupart des entrepreneurs. Vous pouvez devenir riche dans les affaires, mais ce n’est certainement pas le moyen le plus facile et le plus sûr.
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Il faut protéger votre idée de business jusqu’au lancement

Si vous préparez votre lancement par des propos mystérieux ou méfiants sur le coeur de votre affaire, vous démarrez très mal. En effet, les idées sont la monnaie la plus courante et surtout surévaluée du monde des affaires. Nous avons tous une idée « géniale », mais à chaque fois que cette lumière jaillit dans votre esprit, vous pouvez vous dire qu’un autre entrepreneur se réjouit de la même idée qui va révolutionner le marché. Concentrez plutôt vos efforts inlassablement sur ce que vous devez mettre en œuvre pour concrétiser votre idée. L’autre piège est de penser que votre besoin a priori non satisfait sur le marché est pas obligatoirement partagé par vos clients potentiels. Lorsque vous vous lancez, vous devez construire une offre qui correspond à ce que vos clients achèteront.   Mieux vaut une stratégie d’exécution très performante et une idée plus modeste, qu’une idée brillante servie par une gestion médiocre de sa réalisation. Nous sommes tous vulnérables à l’effet de faux consensus, dans lequel nous supposons que les autres partagent les mêmes croyances que nous faisons.
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Vous devez prendre des risques énormes

L’entrepreneuriat est souvent associé au risque, une association qui décourage certains de se lancer. En fait, l’entrepreneur doit avoir une aversion pour le risque, mais savoir faire des paris calculés, il aime souvent prendre des risques qu’en fait il a tendance à minimiser. Encore faut-il distinguer le risque de l’incertitude. Selon l’économiste Frank Knight, le risque est un futur dont la répartition des possibles est connue, comme par exemple une probabilité de 40 à 50 %. En revanche l’incertitude correspond à un futur dont les possibilités sont inconnues car impossibles à connaître non par manque d’information ou incompétence mais du fait de la nature même de l’entreprise. Si vous lancez une startup dans un environnement en rupture vous faites face à une situation d’incertitude, et devenez un créateur d’entreprise mais souvent créateur d’un marché. Prendre moins de risques et vous protéger d’un grand échec vous aide à rester beaucoup plus longtemps en action et vous donne le temps de réussir votre pari plus calculé dans le temps.
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L’entrée d’un investisseur est une bonne solution

La capacité de financement de votre entreprise limite sa vitesse de croissance, et votre souci d’indépendance peut  bloquer son développement. Ce n’est pas parce que l’on vous propose des capitaux qu’il faut les accepter, la proposition alléchante d’un investisseur doit être envisagée avec prudence. La participation financière d’un tiers peut en effet anéantir les conditions de votre réussite, car si vous prenez cet argent vous devrez lui apporter un rendement. Et parfois, la pression des investisseurs tue l’entreprise qui démarre avant qu’elle ait pris sa part de marché. En recourant à un investisseur, vous risquez de voir votre part du capital diluée. Le financement des PME est toujours une question cruciale. Le besoin de financement se heurte constamment, d’une part, à la capacité de l’entreprise à financer son propre développement, et d’autre part, au souci d’indépendance de l’entreprise.  « Mieux vaut un gros morceau d’un petit gâteau qu’un petit d’un énorme gâteau.» C’est évident, les chances de voir votre gâteau grossir sont plus grandes que celles de voir votre petit morceau grandir dans un ensemble. Restez réaliste quant à l’avenir de votre affaire. Chaque fois que vous diluez votre propriété, vous vous éloignez de la réussite de l’entreprise, et dans une activité où vous devez être pleinement engagé pendant des années pour avoir des résultats, cela peut devenir démoralisant.
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