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La femme est un meilleur dirigeant

Crédit lalibre.be Isabelle Kocher patronne d'ENGIE

De plus en plus d’entreprises proposent aujourd’hui des programmes de formation en leadership à destination de leurs femmes salariées. Mais un programme spécifique est-il bien utile ? Le leadership est-il réellement sexué ? Peut-on attribuer des qualités distinctes aux hommes et aux femmes ? A priori NON si l’on en croit de nombreuses études… Néanmoins, on constate que plus une entreprise compte de femmes aux postes de direction et au conseil d’administration, plus elle est rentable.

Le leader, celle ou celui qui se trouve à la tête d’un parti politique, d’un mouvement, d’un groupe, ou d’un pays doit donner envie aux autres, faire adhérer le plus grand nombre à ses idées par son exemplarité, son engagement, sa force de travail, son engagement et son écoute. Il doit contribuer à faire évoluer la société, le système ou l’entreprise. Mais comment s’y prend-il ? Y-a-t-il une différence entre le leadership exercé par un homme et celui exercé par une femme ?

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L’homme est autocrate,
la femme est démocrate

Selon Raphaëlle Laubie et Philippe Wattier, co-auteurs de l’ouvrage Dirigeants, le défi de l’engagement*, « nous pourrions être amenés à considérer que les femmes auraient tendance à adopter un style plus démocratique ou participatif et que les hommes se cantonneraient à un style plus autocratique et directif. » Ainsi, selon de nombreux témoins interrogés dans le livre, certaines qualités sont propres aux femmes. Pour Peter Goeythus, Chief Talent Officer chez Sanofi, par exemple « il s’avère que les femmes leaders sont beaucoup plus collaboratives que les hommes, plus « décideurs ». Valérie Carreau, Directrice commerciale Brinks France, pense, quant à elle, que les femmes font preuve « d’une empathie supérieure, de plus d’écoute ». L’anticipation serait aussi ce qui distingue les modes de fonctionnement des hommes et des femmes selon Julia Dionisi, General Manager chez Novotel.

Valérie Carreau, Directrice commerciale Brinks France crédit LinkedIn

Le genre et le contexte n’influent pas
sur le style de leadership

Pourtant, selon de nombreuses études, il n’existe pas de différence entre les styles de leadership. Une étude d’Eagly et Johnson datant de 1990 démontre que le contexte organisationnel dans lequel opère le leadership modère considérablement ces différences. De même, en 2001, Van Engel et al affirment que ni le genre, ni le contexte organisationnel n’influent sur tel ou tel style de leadership**.  En 2010, des chercheurs américains ont confirmé ces conclusions en montrant que les femmes étaient des leaders comme les autres***, similaires en matière de motivation, de passé, d’environnement, etc. « Le sexe n’est pas une variable per­ti­nente pour différencier les styles de lea­dership, assure Sarah Saint-Michel, enseignante-chercheuse au Centre de re­cherche en management de Toulouse (université Toulouse 1 / CNRS) cité par Capital.fr. Les fem­mes aux commandes sont des leaders comme les autres. L’idée d’un leader­ship propre aux femmes est infondée. »
Ainsi, il n’existerait pas de leadership différent selon le genre mais simplement, parfois, des caractéristiques développées de façon différente chez les hommes et les femmes en réponse à un même environnement professionnel.

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Julia Dionisi, General Manager chez Novotel crédit LinkedIn

Les femmes, meilleures dirigeantes
que les hommes

Reste que dans un rapport datant de 2012, la Commission européenne a listé une demi-douzaine d’études qui démontreraient que les femmes sont de bien meilleures dirigeantes que les hommes !****. « Une femme de plus à la direction ou au conseil d’administration, c’est 8 à 13 points de base en plus de rendement des actifs », témoigne Christine Lagarde, directrice générale du FMI dans Dirigeants, le défi de l’engagement. La mixité aux plus hautes fonctions fait, quant à elle, l’unanimité. Olivier Robin, à la direction commerciale et marketing opérationnel chez Sephora : « Ce qui fait la force des équipes, c’est la complémentarité ». Pour réussir, une société, une entreprise ou un pays a donc tout intérêt à fonctionner avec des hommes et des femmes.

*Dirigeants, le défi de l’engagement. Raphaëlle Laubie et Philippe Wattier. Editions l’Archipel, décembre 2016
**Page 80, Femmes et leadership, Dirigeants, le défi de l’engagement.
***Capital.fr – Les femmes, des leaders comme les autres.
http://www.capital.fr/carriere-management/dossiers/les-femmes-des-leaders-comme-les-autres-865180
**** Les Femmes dans les instances de décision économique au sein de l’U.E : rapport de suivi, 2012

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Sylvie Marchal, Paris

Sylvie Marchal, Paris

1 réaction

  1. Scheiber

    27 février 2017 à 6 h 57 min

    C est particulièrement vrai pour équilibrer un comité de direction. L’ego et la finalité ne sont pas les mêmes pour une femme et un homme, ce qui amène une certaine régulation dans les instances. Mais attention si une fragilité se fait jour, des difficultés peuvent surgir rapidement !!

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