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Patron victime du harcèlement de son salarié !

En général, on connait le harcèlement sous toutes ses formes que connait un salarié venant de son supérieur hiérarchique. Les choses sont possibles dans l’autre sens. Revue des différentes formes de harcèlement moral.

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Le harcèlement vertical descendant,
venant de la hiérarchie

Il s’agit d’un abus de pouvoir d’un supérieur hiérarchique, elle correspond souvent au besoin d’écraser le subordonné pour se mettre en valeur. Ce harcèlement moral a des effets graves sur la santé de la victime. Il  vient  de personnalité de type « obsessionnel », « narcissique » ou « paranoïaque » qui ont besoin de détruire autrui et/ou de valoriser leur pouvoir. Le harcèlement stratégique stresse par des agressions ponctuelles, des conflits ou de mauvaises conditions de travail. Le harcèlement managérial met toujours plus de pression, fixe des objectifs de plus en plus irréalisables, le salarié culpabilise, sur investit dans sa mission et  finit par craquer. Il a pour but de le faire démissionner, et de se débarrasser de lui à moindre frais, sans recourir aux mesures légales de licenciement.

Le harcèlement horizontal
vient des collègues

Un groupe de salariés exclut l’un de ses collègues, à partir de particularismes de la victime, des différences religieuses,  culturelles, de  son apparence physique, son origine… Le harcèlement horizontal naît souvent de la rivalité entre deux cadres pour obtenir un poste ou une promotion.

Le harcèlement mixte
du bouc émissaire

Le hiérarchique et/ou les collègues tiennent une personne pour responsable de tout ce qui va pas. Rapidement cela devient insupportable et le harcelé déprime, change de comportement  et s’isole encore plus du groupe.
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Le harcèlement vertical ascendant

Un cadre, un dirigeant, un supérieur hiérarchique est agressé par un ou plusieurs subordonné pour différentes raisons : sa nomination est mal acceptée, ses méthodes rejetées par le groupe, son type de management refusé. Ce harcèlement moral d’un supérieur par un ou des subordonnés a longtemps été peu pris en considération alors qu’il est   aussi destructeur, coute cher à l’entreprise en efficacité et mène certains aux suicides. Le hiérarchique harcelé ne sait pas vers qui se retourner sans s’affaiblir encore plus. Ce harcèlement a été reconnu pour la première fois par la Cour de cassation  dans un arrêt rendu le 6 décembre 2011. Selon la Cour, qui rendait une décision sur le jugement de la Cour d’appel de Poitiers, le “fait que la personne poursuivie soit le subordonné de la victime est indifférent à la caractérisation de l’infraction”. Dans le cas concerné, le chef de service s’était suicidé.  Le délit, qui relève du Code pénal, était le fait d’un éducateur de dévaloriser de manière régulière l’action de son chef de service, diffuser de son chef une image d’incompétence auprès de ses collègues et multiplier les actes d’insubordination. Harcèlement si intense que le chef avait fini par se suicider. L’éducateur, jugé par un tribunal correctionnel, reconnu coupable en première instance de harcèlement sur son chef de service, jugement infirmé en appel. La Cour de cassation pour débouter le jugement d’appel rappelle un point crucial : l’article du Code pénal sur le harcèlement moral ne stipule en rien la nécessité d’une soumission hiérarchique de la victime.

Ce sujet du harcèlement pose une fois de plus la question de la place du travail dans notre société. Il se raréfie et engendre des armées de chômeurs qui vivent sa privation comme une injustice, tandis que ceux qui en ont un le vivent de plus en plus mal, la faute au système, à la financiarisation de l’économie, au court-termisme, aux 35 heures, à la mondialisation…. Paradoxe du travail, en général on n’aime pas travailler, pourtant il  structure le temps, et le chômage en arrache les repères. En 100 ans la durée de la vie a augmenté de 50 %, celle du travail diminué de 70 %, et le temps libre cru de 300 %. On comprend mieux l’émergence des DRH du bonheur dans tous les pays.
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5 réactions

  1. COQUET SYLVIE

    3 juin 2018 à 15 h 51 min

    j’ai un salarié que nous avons formé pendant un an et avec lequel j’entretenais de très bonnes relations.Je lui ai accordé à titre exceptionnel une semaine de vacance pour qu’il puisse faire un stage spécial ,pour les pompiers.A son retour,visage fermé,il m’informe qu’il souhaite changer de métier et exige une rupture conventionnelle pour bénéficier du chômage. Je n’ai pas pu accepter au vu du poste occupé et de la formation longue prévue depuis un an. Depuis il est agressif,essaie de démotiver ses collègues et m’agresse verbalement en plein atelier et essaie de déstabiliser l’entreprise .Il me menace de prendre les prudhommes .Je suis crevée…et envisage de ne pas me laisser faire.

  2. Serge

    27 juin 2013 à 22 h 09 min

    Je pense que comme cadre il faut se tenir debout… dans un cas semblable c’est le gestionaire qui n’est pas a sa place…. On appel ça gérer des gens (c’est un métier qui s’apprends)… ça inclut l’habileté de composer avec les cas difficile… Personellement, gérer ces deux la (le gestionaire et son employé) je les metterait a la porte tous les deux…je leurs rendrait ce service parce qu’il est évident qu’ils ne prennent pas plaisir a travailler ni l’un nis l’autre… On parle d’entreprendre différemment, la première étape c’est d’engager des gens qui sont capables de travailler ensemble de manière harmonieuse. L’équipe c’est 90 pour cent de la réussite d’une entreprise. Une chose que j’ai apprise avec le temps c’est que plus vite tu te débarasse des éléments dérangants plus vite ton entreprise reprends le cap… Comme on dit, aux grands mots les grands remèdes… lol.

    • Solveig

      2 août 2013 à 20 h 20 min

      Amen …

  3. Eric Lamirande

    27 juin 2013 à 18 h 34 min

    Il faut donc demeurer vigilant, car il y a effectivement différents types de harcèlement au travail. On parle de cas extrèmes, mais qui existent véritablementl. Le harcèlement est parfois si incidieux et difficile à vivre. On peut en venir à ne plus savoir quoi faire… C’est désespérant pour un gestionnaire, dans une telle situation. Et que se passerait-il s’il ne parvenait pas à prouver le harcèlement qu’il subit effectivement… La personne harcelée pourrait passer pour le harceleur et avoir à se défendre contre la Loi et aussi contre les préjugés… Vraiment pas simple comme situation…

  4. teuf

    5 juin 2013 à 2 h 39 min

    je suis totalement d’accord avec cet article!! je suis victime de surbordination !! que dois je faire!!!

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